Cette nuit, 32 personnes expulsées ont passé la nuit dans la rue à Carrières sous Poissy. (22/09/2017)

ROM YVELINES  romyvelines.over- bloog .com

Collectif de soutien aux familles

membre du Collectif National Droits de l’Homme Romeurope

Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC 78 Nord)

Collectif Français Etrangers en Yvelines (CEFY), Ligue des Droits de l’Homme (LDH),

Réseau Education sans Frontières (RESF), Secours Catholique Caritas France, Secours Populaire et des voisins solidaires.

Avec le soutien sur le 78 de :

Union Locale 78 Nord (CGT), Confédération Nationale du Travail (CNT), Union Syndicale Solidaires 78,

Alternative Libertaire, Ensemble pour une Gauche Citoyenne (Mantes la Jolie) , Europe Ecologie/ les Verts, Mouvement de la Paix, Nouveau Parti Anticapitaliste ,Parti Communiste Français, Parti Socialiste, Parti de Gauche

Carrières sous Poissy, le 22 septembre 2017

Romyvelines communique:

Cette nuit, 32 personnes expulsées ont passé la nuit dans la rue à Carrières sous Poissy.

Le collectif Romyvelines demande à l’Etat de leur proposer un hébergement stable ou, à défaut, de les autoriser à s’installer sur un terrain.

Une quarantaine de personnes ont été expulsées d’un bidonville de Carrières sous Poissy le 30 août dernier.

Elles ont été hébergées 15 jours en hôtels jusqu’au 13 septembre (la majorité en Seine et Marne et deux familles à Bois d’Arcy).

Le 14 septembre, quelques familles ont vu leurs hébergements renouvelés pour une semaine, mais avec changement de ville (quelques familles à Alfortville et une autre en Seine Saint Denis).

Quant aux familles dont l’hébergement n’avaient pas été renouvelé, elles avaient consigne d’appeler le 115. Mais, malgré leurs multiples appels et du fait de la saturation de ce dispositif, ces familles n’ont obtenu aucun hébergement par le 115; elles ont été hébergées une nuit par des bénévoles, quelques nuits chez des proches, puis la rue….

Hier 21 septembre, les familles dont l’hébergement avait été prolongé d’une semaine ont également été remises à la rue. Malgré leurs appels au 115, aucune proposition d’hébergement ne leur a été faite.

Ces familles, celles mises à la rue le 14 et le 21 septembre, sont revenues hier après-midi aux abords de leur ancien bidonville. La police municipale leur a interdit de reconstruire le moindre abri. Les familles ont donc décidé de dormir sur place. La police nationale et un représentant des renseignements territoriaux sont venus en renfort. Ils ont compté 32 personnes dont 16 enfants et 16 adultes.

Des membres de Romyvelines, alertés, ont appelé la Sous préfecture, en vain. Aucun responsable n’était joignable.

Les familles se sont préparées à passer la nuit à même le sol. Quelques voisines et une responsable du Secours populaire ont apporté des boissons, des biscuits et des couvertures.

Pourquoi l’Etat a-t-il expulsé ces familles alors qu’il était prévisible qu’il allait les mettre au bout de 2 ou 3 semaines à la rue?

Le collectif Romyvelines réitère sa demande qu’un hébergement stable soit proposé à toutes ces familles, ou à défaut qu’elles soient autorisées à s’installer sur un terrain jusqu’à ce qu’elles puissent accéder à un logement ou à un hébergement stable.

Pour tout contact:

Annick Omond annick.omond@orange.fr tel 06 80 43 89 75

Anne Laforgue anne.laforgue@orange.fr tel 06 32 68 01 41

Fabienne Lauret fabienne.lauret@gmail.com tel 06 74 92 20 24

Voici le communiqué famille à la rue que je pense envoyer.

Merci de le valider très vite.
Anne

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