Air – qualité

1 Etat des lieux

L’année 2013 a été l’année européenne de l’air dans une quasi-indifférence générale, même si nous respirons tous et que le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé la pollution de l’air extérieur dans la catégorie des cancérigènes certains et a considéré qu’elle constitue l’une des premières causes environnementales de décès par cancer.

Rien de moins ! Le pic de pollution subi par une trentaine de départements français pendant cinq jours a soudain propulsé le problème de la qualité de l’air sur le devant de la scène et en a fait un sujet d’actualité.

 

A Paris, on a même atteint un pic record de 100 μg/m3 de particules en suspension dans l’air, d’un diamètre inférieur à 10 microns (les PM10). Ce pic représente le double du seuil qui rend obligatoire l’information des citoyens (50 μg/m3) et se situe bien au dessus du seuil d’alerte européen de 80 μg/m3.

La France est d’ailleurs dans le collimateur de l’Europe car elle dépasse régulièrement les seuils d’information et d’alerte de la qualité de l’air et s’expose à des amendes substantielles.

Cette crise amorce enfin une prise de conscience sur l’urgence d’agir contre la mauvaise qualité de l’air, pour une atmosphère plus respirable. Le réseau des Associations

Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) concilie des approches à la fois globales et très localisées en lien avec les acteurs de la santé et de l’urbanisme. L’expertise des AASQA – dont la gouvernance associe l’État, les collectivités territoriales, les acteurs économiques et les représentants associatifs – est déjà sollicitée par les collectivités territoriales dans l’élaboration, la mise en oeuvre et le suivi de leurs documents de planification : PCET, SCOT, PLU, PDU, PLH et bien sûr les PPA (plan de protection de l’atmosphère pour les agglomérations de plus de 250 000 hab).

 

Il est dramatique que l’intérêt porté à notre santé ne se manifeste qu’en cas de crise. Pourtant les particules fines PM 2,5 qui pénètrent profondément dans nos poumons, sont à l’origine de 42 000 morts par an en France ! Il serait temps de reconnaître que pollution de l’air et réchauffement climatique sont, pour une part importante, liés aux mêmes causes.

On cible les véhicules diesel mais pourquoi passe-t-on sous silence la part dans la pollution du kérosène non taxé des avions? A quand un plan de limitation des vols lors des pics de pollution ?

Il n’y a pas de planète B.

À nous de jouer !

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